La Nuit

La Nuit
La nuit, il n'y a pas que les chats qui sont gris.
Des créatures aussi.
Elles rôdent dans l'ombre et les moindres recoins sombres cherchant une proie à se mettre sous la dent. On les appelle les Vampires. Ils existent depuis la nuit des temps. Peu de personne peuvent se vanter d'en avoir vu un...et ceux qui en on vue ne sont plus là pour en parler.
Le Vatican à donc créer une organisation secrète, destinée à chasser ces Vampires. Parmi l'élite des armées, il recrute pour former des Chasseurs de Vampires.
Aux Vampires s'ajoutent d'autres créatures. Des zombies, des goules, des loups garous et bien d'autres monstruosités.
Mais nous sommes là pour les chasser. Tant qu'une créature de Satan se trouvera sur Terre alors nous serons là pour les traquer et les éradiquer.
Extrait du Journal Intime de Sarah 'Blood' Hernann-chasseuse de Vampire

# Posté le lundi 05 juin 2006 09:14

La Grande Faucheuse

La Mort coexiste en permanence avec nous.
A tout moment elle peut surgir et fondre sur nous, pour nous amener dans les abysses infernales et infinies.
Notre destinée est la Mort. A nous de choisir la méthode. Le hasard peut nous permettre ou non d'y échapper.
Ainsi, j'ai vu mourir stupidement mon ami Franck, traversant une rue normalement déserte...mais a ce moment, un bus est passé et l'a écrasé. J'ai vu Sam se lever,s e diriger sur le seuil de son auberge...et recevoir son enseigne dans la tête, la lui coupant littéralement. J'ai vu un homme marcher sur une plaque d'égout...et celle-ci s'effondrer. L'homme n'est pas mort mais est devenu tétrapégique.
Bref, la Faucheuse nous attend à chaque détour de notre existence.
Alors il faut vivre au jour le jour, prendre son temps et réfléchir.
Je ne veux pas mourir tout de suite.
Extrait du journal d'un Interné à l'Asile de Torville
La Grande Faucheuse

# Posté le lundi 05 juin 2006 09:20

L'Amour Maudit

L'Amour Maudit
Il fut un temps où je ne pensais plus trouver une âme soeur digne de moi...
Et j'avoue ne jamais avoir imaginé que cela puisse m'arriver un jour, pour la simple et bonne raison que je n'y crois pas. Que je n'y croyais pas!
Je me promenais le long d'une allée sombre, bordée de hauts chênes recouverts de feuilles, celles-ci bruissant au grès d'un vent tonifiant. Je venais de sortir du travail. Encore une longue journée épuisante et harrassante.
Pour rentrer cjez moi, j'ai deux solutions. Soit passer par les grandes avenues, soit par le Parc des Milles Feuilles.
Ce soir, j'ai décidé de passer par là. Pour me détendre surtout. Mon patron est un véritable chien qui ne cesse d'aboyer.
Tout à mes pensées, je ne me rendis pas compte que je traînais. Un regard à ma montre m'indiqua qu'il était presque minuit. Soupirant, je regardais autour de moi. Evidemment, il n'y avait plus personne. Tout était calme et silencieux. Au bout du compte, pourquoi ne pas rester un peu plus? Le temps était clément et chaud.
Lentement, j'ôtais mon gilet et le mis sous mon bras. Un regard a la Lune par pur curiosité m'appris qu'elle était ronde. Parfaitement pleine. Ses rayons dardaient le chemin à mes pieds, l'éclairant partiellement. Les ombres des arbres étaient plus meaçantes. Un frisson me parcourut l'échine. Cependant, que pouvait-il m'arriver en ces lieux?
En réalité, j'aurai mieux fait de me taire.
Tout commença par un bruissement venu à ma gauche...un glissement furtif. M'immobilisant je regardai les lieux, sans rien voir bien évidemment. Je haussai les épaules, pensant qu'il s'agissait là du fruit de mon imagination. Je repris ma route...Et entendis de nouveau ce bruit étrange. Je hélai s'il n'y avait pas du monde et bien entendu, personne ne me répondit.
Cette fois, j'avais plutôt hâte de rentrer chez moi. J'accélérai le pas...
Et il surgit devant moi. Grand, beau, parfait...Ses ailes battant l'air dans son dos, à une allure basse. Ses yeux plissés et noirs me fixèrent quelques secondes. Je sentis son regard se poser sur tout mon corps.
J'eus un petit rictus. Je me savais belle. Du moins, par les autres hommes que j'ai croisée dans ma vie, ceux qui m'ont dragués, ceux que j'ai eu et ceux qui m'ont regardés.
A part cela, la...créature était nu. Entièrement. Il était musclé, et sa peau était légèrement verdâtre.
Mais ce qui me choqua...fut ces pieds...Ce n'était pas des pieds..il s'agissait plutôt d'une sorte de queue de serpent...longue, épaisse, qui s'était enroulé pour le maintenir droit...Un bout de cette queue battait le sol près de mes jambes.
Pourtant...je n'eus pas peur...
La créature posa ses mains sur mes épaules. Lentement. Il caressa mon visage et inconsciemment, je penchais la tête en arrière, le laissant faire. Il passa sa main dans mes cheveux, jouant avec.
Et puis sa bouche heurta la mienne. Sa langue força, assez aisément, mes lèvres...Je me laissais faire, m'abandonnant dans ses bras...Ses mains ôtèrent rapidement mon chemisier, mon pantalon tomba. Je ne portais pas de souient gorge...et mon string se retrouva au sol sans vraiment savoir comment il y était parvenu.
Puis ses ailes m'entourèrent...
Et je sombrai dans ma plus belle des nuit....

# Posté le lundi 05 juin 2006 09:43

L'homme qui se prenait pour un Vampire

Elle s'éveilla en sursaut, le corps moite et recouvert de sueur. Elle poussa ses bras avec ses jambes. Elle était entièrement nue. Elle se leva et s'étira. La chambre était obscure et silencieuse. Seule, l'horloge rompait la monotonie avec ces tics-tacs incessant.
Et pourtant, quelque chose clochait.
Elle hésita un instant avant d'enfoncer l'interrupteur de sa chambre.
Celle-ci s'auréola alors d'un blanc pur qui éblouit quelques secondes la jeune femme. Elle s'assit sur le rebord de son lit, baîlla, puis se leva. Lentement, elle examina les alentours.
On était en été. Il faisait chaud et sec. La nuit était bien avancée. La fenêtre était ouverte et les rideaux flottaient sous un vent invisible.
Enfilant rapidement une longue chemise de nuit quasi transparente, elle s'approcha du balcon et jeta un coup d'oeil. Rien. Rersonne évidemment. A quois 'attendait-elle?
Elle vivait au cinquième étage! Personne ne pouvait accéder à son appartement par la façade..Satisfaite, elle retourna dans sa chamvre, ôta sa chemise et éteignit la lumière....
Un grincement retentit. Le plancher craquait. Juste derrière sa porte. Elle se leva en sursaut, affolée. Personne ne vivait chez elle. Alors qu'étais-ce que ce bruit? Elle n'avait pas d'animaux non plus. Et à part la gardienne, personne ne possédait les clefs. Pourtant quelqu'un était là. Mais qui? Pas la gardienne, celle-ci étant âgée et dormant dans sa loge.
Elle plissa les yeux. Elle se concentrait sur la poignée. Celle-ci mit plusieurs secondes avant de tourner...et la porte s'ouvrit, en silence.
Elle se mit à trembler de tous ses membres. Elle chercha du regard un coin où se dissimuler, voir un objet contendant ou pointu, mais n'en trouva point.
Elle se blottit dans ses draps.
La porte s'ouvrit un peu plus.
Une vague forme indistincte et floue apparut. Gémissante, elle se pinça les lèvres. Elle sentit du sang sortir.
La silhouette s'approchait, vaguement humaine, d'une démarche pesante. Sans doute un homme. Un étranger chez elle?
Elle se dit qu'il voulait la violer. Décidemment, elle n'avait pas de chance. pourquoi elle? Qu'avait-elle fait?
Soudain, l'individu s'immobilisa devant le lit et parut la dévisager comme s'il faisait jour. Elle sentit un regard lubrique caresser son corps. Il tendit alors un bras et d'un geste, arracha le drap. Elle voulut crier, mais aucun son 'en sortit.
Avec horreur elle vit l'homme se pencher vers elle. Elle commença à distinguer des traits...mais ils étaient toujours flous...Et puis, soudain, elle sentit la bouche de l'inconnu sur son cou. Elle frissonna...avant de sentir un atroce douleur...
Un voile passa sur son regard. Elle sentit sa vie être aspiré...son âme...
Mais qui était donc cet homme qui se prenait pour une créature de la nuit????
Et puis le noir vint; Brutal.
L'homme qui se prenait pour un Vampire

# Posté le lundi 05 juin 2006 10:00

Le chevalier de la nuit

Il est temps.
Temps pour moi de venger ma famille, mes amis, mon village.
Temps de pourfendre cet ennemi dont tout le monde parle et dont tout le monde à peur.
Je n'ai plus rien à perdre.
Il fait nuit. Le ciel est strié de nuages noirs et gris. La lune est pleine, à moitié dissimulée derrière la brume.
Au loin, le Chateau du Comte Van Helian apparait, ces hautes tours se dressant fièrement vers le firmament. Des nuées de petites créatures sont visibles, voltigeant autour des remparts et des donjons. Des chauves-souris.
Le Chateau surplombait une vallée, dressé à même une grande colline. On pouvait y accéder par plusieurs endroits, mais tous étaient à découvert. Je ne comptais point me cacher.
J'ai un avantage au contraire de mes semblables mortels. Je sais me battre. J'ai déjà combattu des Vampires...car le Comte en ait un. Et j'en ai tué. Et des goules. Et des zombies...
Celui là s'ajoutera à mes victimes. Suis-je fou? probablement.
Une denrière fois je lève ma grande épée. La lame en argent scintille. Je la tint fermement et l'embrassai avant de la rengainer. M'enveloppant dans mon manteau en cuir noir aux motifs dorés, je me dirigeais promptement vers la demeure de mon adversaire.
Plus j'avançai, plus les détails du chateau étaient visibles. Ainsi, je vis la herse levée et le pont-levis abaissé. M'attendait-il? Fort probable. Je voyais également des silhouettes aller et venir sur les remparts. Humains, mercenaires, goules, gardes? Aucune idée. Peu importe, s'ils s'interposaient, ils mourraient.
Certains doivent posséder des arbalétes ou bien des arcs, mais je ne crains pas cela; mon médaillon me protége et des sorts et des traits.
Sans appréhension je m'approchai du pont levis et levai les yeux au ciel. Les chauves-souris hurlaient, des bruits stridents, battant des ailes à une allure folle. Certaines piquèrent vers moi. Je dégainais mon épée et la fit tournoyer. Des cris rententirent, et des morceaux de chairs s'envolèrent...des corps tombèrent au sol dans un bruit mat. Aucune autre ne tenta sa chance. Sept des leurs jonchaient le sol.
Des torches sont dressaient ici et là le long du pont. Et certaines bougent sur les remparts, sans aucun doute tenues par des sentinelles.
Sans hésitation je pénétrai dans la Cour. Deux individus me dévisagèrent. Ils avaient un visage sombre, d'une couleur verdâtre, relativement foncés. Des sortes de zombies. Ils ne tentèrent même pas de m'interposer; Etrange.
En face de moi, l'énorme donjon se levait, mençant et obscur. Les pierres étaient peintes en noir. Il n'y avait aucune fenêtre. Ainsi, le Comte pouvait aller et venir de nuit comme d ejour.
Seule une porte était visible. Encadrée par deux lanciers. Des humains cette fois. Mercenaires probablement. Je m'approchai d'eux. Ils se dévisgaèrent et s'écartèrent. Comme par magie, la porte pivota sur ses gonds.
Un étroit couloir me faisait face. Des tableaux étaient accrochés aux murs, représentant des portraits. Sans doute les anciens propriétaires.
Des escaliers en colimaçon me firent face. Je montai sans hésiter, directement au denrier étage.
Et là...j'ouvris la porte.
Cette fois, j'étais méfiant. Même en étant allé directement en haut, je n'avais croisé personne. C'était étrange. Je m'attendais à un piège.
La pièce dans laquelle je pénétrais étant immense, soutenu par des colonnes aux allures gothiques et rondes. Un chemin tapissé d'un tapis rouge écarlate, bordé de pics sur lesquels étaient empalés des têtes aux yeux exhorbités, menait à une sorte de trône en marbre sur lequel était assis le Comte.
Je m'appochai furtivement, mais à découvert, conscient qu'il savait que j'étais là.
Mais plus j'approchai, plus quelque chose clochait. La silhouette ne bougeait pas. Piège? Je ralentis.
Puis je compris.
Le Comte n'était plus qu'un amas de chair aux traits ridés. Une dague était enfoncé dans son coeur. Je me détendis, abaissais mon arme et aperçut alors une ombre surgir de derrière le trône. Je relevais aussitôt mon épée.
"Du calme, mon frère" fit alors une voix que je ne connaissais que trop bien "je ne te veux aucun mal..."
J'hésitai. Je voyais cette étrange créature aux formes rondes et généreuses, portant une robe d evelours rouges écarlates, ombant à ses pieds et ne dissimulant nullement ses formes.
"Elianne?"fis-je en pensant à ma soeur.
La créature avança. Et je la reconnus. oui, il s'agissait de ma soeur. Ma tendre soeur, disparue, après le massacre des habitants de mon village...ma soeur que l'on disait tué et qui n'était qu'en fait là, devant moi, bien vivante...Mais a la peau pâle. Je frissonnai.
"Tu es?" commençais-je.
Elle opina.
"Il m'a violée et enlevée...Il est tombé amoureux de moi. Résultat, il ma laissé la vie...mais m'a transformée en vampire."
Elle prit le corps et le projeta sans douceur au sol. Il paraissait un pantin, une fois au sol. Eliane s'assit lourdement sur le fauteuil, en poussant un soupire.
"Tue moi fère...Je ne pourrais plus jamais mener une existence comme avant..."
Je levai mon épée...je la dévisageai droit dans les yeux; mon coeur fit un bond...Non ! Je ne pouvais pas.
"Va y!" Hurla Eliane.
J'abaissai lentement mon épée.
"Tue moi! Je suis un monstre!" Aboya ma soeur
je secouai négativement la tête
"Non...je ne le puis...Demande à quelqu'un d'autre..."
Sur ce, je tournai les talons et m'en fut. Je sentis Eliane se raidir dans mon dos...prêtes à bondir, pour venir chercher sa mort...Mais elle ne fit rien.
Je ressortit du chateau en silence, tête baissée.
La nuit était belle. Les chauves-souris avaient disparus.
je m'éloignais...
Le chevalier de la nuit

# Posté le lundi 05 juin 2006 10:33